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L'essentiel est invisible

être parent d'un enfant autiste

C'est l'histoire d'une voix qui révèle trois femmes : une auteure, une mère, une jeune-femme.
C'est l'histoire de trois comédiennes autour d'une oeuvre.
Au centre, Louis : l'invisible, le trop visible, l'incontournable. Autiste ?

 

Lorsqu'Elisabeth met au monde Louis, son premier enfant, c’est un écho, un électrochoc, une réminiscence,elle le sent dans sa chair et dans son sang : son enfant est autiste. Son intuition, ses doutes, ses questions sans réponse, ses visites ou contre-visites, les maîtresses, les psychologues, le jugement social... tout sera consignédans ses écrits, tel un 'témoignage, un exutoire ou juste une contribution'.Nous proposons une maquette de 40 minutes pour ouvrir une porte sur l'univers de cette femme qui part à la rencontre de son premier enfant, à la rencontre de l'auteureq u'elle avait toujours rêvé d'être et à la rencontre d'elle-même à travers son passé qu'elle revisite.Aux rythmes des ruptures, de l'intime à l'extime, dans un dédale de couleurs vives, le spectateur sera amené vers une nouvelle expérience théâtrale qui approche la pulsation de l’œuvre.

Une décomposition de l’œuvre pour composer les solitudes

Au sol, est dessiné au scotch bleu électrique, un triangle contenant deux lignes de fuites et découpant ainsi l'espace en plusieurs zones.
C'est une sorte de toile, dans laquelle évoluent les personnages qui s'affranchissent ou s'enferment, parlent ou se taisent, aux frontières du visible et du dicible.
Une simple ligne pour un lien entre nos univers, un tracé qui délimite et nous sépare, un simple fl pour un équilibriste.
Quelques éléments du quotidien sont posés là : chaises, bureau, lampes pour transposer une réalité fragmentée, celle de l'écrivaine, celle de la mère qui cherche des outils pour les apprentissages de son fils, ou pour cette femme qui pleure seule dans sa voiture.
Pour rompre les solitudes : celle de l'isolement au milieu des autres, celle de la différence que Louis impose, Elisabeth doit remettre en cause toutes ses certitudes. Elle réinvente de mille façons son quotidien pour bâtir un pont vers son fils et pour lui permettre d'appréhender le monde extérieur. Et grâce à l'écriture, elle redevient actrice de sa propre vie.
L'utilisation de certains objets change constamment dans cette réalité mouvante. Partenaires, moyens d'expression extraordinaires, ils deviennent parfois récréations avant de reprendre le cours de cette réalité qui nous plonge dans la violence des solitudes partagées.
Enfin, le corps qui porte ses mystères. C'est un terrain d'expérimentations, de jeux. Le corps n'est pas un tout ! Il se découpe et ne forme pas toujours une unité en soi. Il enferme et ouvre l'esprit simultanément, c'est son paradoxe ! Il est un lieu unique pour l'expérience du monde social, il est l'instrument singulier et changeant de notre vie. Entre libertés dérangeantes et impulsions poétiques pour ce véhicule étrange, tout est question de regard.

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