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Lorenzaccio ou le péché des Princes

1537, à  Florence, règne du tyrannique Duc Alexandre de Médicis. Son cousin, Lorenzo de Médicis, de prime abord bouffon et lâche, est devenu  son compagnon de débauche, dans le but secret de le tuer. Le noble Philippe Strozzi, qui pourrait guider la citée vers une République, détient la confiance populaire. Animés par la même quête d'idéal et de liberté, Lorenzo et Philippe se perdent pourtant peu à peu dans l'abîme forgé par l'immense mascarade humaine et politique...

 

La nature humaine par son égoïsme et son indifférence, continue de mettre en place ses propres despotes. Le péché des Princes est le fruit de notre paresse et nos lâchetés quotidiennes. Comment s'indigner dans une société bavarde et confortable ? Qui est le véritable criminel ? Lorenzaccio tentant d'agir envers et contre tout ? Ou ceux qui déplorent les événements sans bouger d’un pouce ? 

 

Avec quatre comédiens, nous plongeons au cœur même de ces questions. Nous proposons une approche qui mêle le jeu de masques, la marionnette, et le mime. Nous restituons ainsi l’esprit facétieux de Musset et son incroyable perception de la nature humaine.

 

Note d'Intention

 

En 1530, Florence connaît la même période de décroissance que celle à laquelle nous assistons aujourd'hui. La première des causes est la limite du système bancaire. Dans cette conjoncture, aucun système politique n'a pu apporter de solution depuis plus d'un demi-siècle. Le peuple florentin a perdu la foi et se trouve désormais très divisé. C'est une spirale d’essais infructueux et d'incapacité à agir politiquement qui se succèdent. Plusieurs courants s'opposent, l’acquiescement général étant impossible, la société piétine. Le tout s'achève sur une République modérée qui manque de passion et de conviction. C'est donc là, le terreau idéal pour mettre en place une dictature.  L'incapacité d'agir et la démission générale conduisent tout naturellement à une servitude que la société s'est imposée à elle-même.

          En 1537, le tyrannique Duc Alexandre de Médicis arrive au pouvoir. Florence se retrouve alors un peu comme au temps de l'occupation. Lorenzo de Médicis part en campagne et décide de renverser le cours des choses en assassinant son cousin Alexandre de Médicis. La cité bafouée commence à rêver de jours meilleurs, partout on murmure le doux nom de République et le noble Philippe Strozzi semble pouvoir soulever et guider les foules. Le duo Lorenzo-Philippe paraît être la combinaison gagnante. Pourtant, à la mort d'Alexandre, les républicains ne bougeront pas et un autre Duc sera nommé presque aussitôt. Comme éléments de réponse pour expliquer cet échec historique, je citerai les faits suivants :

           

1) Lorenzo de Médicis a poursuivi un but solitaire. Il s'est perdu entre son besoin de rédemption et sa soif de grandeur. Ce sont là deux stigmates d'un individualisme bien contemporain.

 

2) Philippe Strozzi est empêtré dans un confort qui ne le pousse pas à agir. D'autre part, les échecs des dernières tentatives de République ne lui laissent pas de grandes espérances.

 

3) Alexandre de Médicis est un bâtard que l'on a sorti du placard pour le placer sur le duché car il descend de l'une des plus illustres figures politiques de Florence. S’il se montre cruel et tyrannique, il n'est qu'une marionnette dont la machine politique tire les ficelles dans l'ombre. Alexandre n'était pas l'homme à abattre.

 

 

Adaptation du texte pour 4 comédiens

 

La confrontation de Lorenzo de Médicis, de Philippe Strozzi et d’Alexandre de Médicis est le moteur de la pièce. Trois comédiens interpréteront ces trois personnages, chacun victime de son individualisme. Face à eux, une quatrième comédienne donnera corps au "reste du monde". Nous créons ainsi une entité à part entière et donnons toute la mesure de la mascarade politique et sociale. Nous vivons des aberrations économiques, écologiques, politiques et sociales, chaque problème étant intimement lié à l’autre. Il semble parfois que tout changement conduise à une impasse. La complexité de ce système est désarmante. C'est à ce  "Tout" que se confrontent régulièrement Lorenzo et  Philippe et c'est ce "Tout" qui les conduit à agir ou à esquiver le problème. Les différents personnages, interprétés par notre comédienne, répondent à des codes de jeu différents de ceux des autres comédiens Masques, mime et marionnette grandeur nature.

Nous remercions pour leur soutien lors de cette création:

La Compagnie Calliope,Le Théâtre de Coye la Forêt, Tek Préférences, La Fondation Marthot, Nicolas Arsntam, Pierre-Alexis Dumont, Philippe Renault, Jean Vocat et Aurélien Wulveryck.

Rencontres-conférences 
durant l'exploitation de la pièce

 

Elles se construisent autour de l’œuvre de Musset mais aussi de la place de la famille Médicis dans l'histoire de Florence, leur lien avec les grandes personnalités durant la Renaissance comme Machiavel, Donatello, Botticelli ou Michel Ange.

Nous abordons le travail de création (scénogaphie,  costumes, marionnettes, masques, référence à la commedia dell'arte, ...)

Il nous arrive également de créer un évènement "bi-lingue". Nous faisons la conférence en français que nous agrémentons  de textes italiens : extraits de Machiavel, Lorenzino de Medicis et traduction de Musset...